Armée des alpes Juin 1940
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Code lieu: 122

Les combats dans le cirque de la vallée des glaciers

En juin 1940, le cirque des Glaciers est organisé pour repousser une attaque italienne arrivant par le col de la Seigne, seul passage possible pour des unités italiennes importantes (infanterie, artillerie, mulets...).

Par Patrick Moussu , Col (H) Dominique BESSE et LCL (H) Benoît DELEUZE

Code lieu: 122
Accès à pied

Deux sections du 80e bataillon alpin de forteresse (BAF) occupent le fond de vallée au blockhaus de Séloge et à l'avant-poste de Bellaval.
Elles sont renseignées par 2 sections d'éclaireurs-skieurs (SES) positionnées au nord (Lieutenant Bulle, 80e BAF) et au sud du col (lieutenant Guidot, 7e bataillon de chasseurs alpins).

Sous la pression italienne et notamment celle du bataillon Edolo du 5e régiment d'Alpini (RA), ces 2 SES se replient le 21 juin, sans aucune perte, pour se repositionner de l'autre côté de la vallée. Elles ont rempli leurs missions de renseignement et de ralentissement des forces italiennes.

Le 22 juin, dans des conditions météorologiques exécrables, le bataillon Edolo s'engage dans la vallée du torrent des Glaciers, dépasse les Mottets et s’empare du point fort de Bellaval. Lors de cet assaut, le sous-lieutenant de Castex tombe héroïquement les armes à la main. Ce bataillon ne peut attaquer le blockhaus de Séloge en raison des pertes provoquées par l'artillerie française et de l'incapacité des forces italiennes à pousser leurs canons vers l'avant pour l'appuyer.

Le bataillon d'AlpiniDuca DegliAbruzzi essaie alors de contourner les positions françaises par le nord puis par l'ouest en longeant les parois de l'Aiguille des Glaciers pour s’emparer du col d'Enclave. Il échoue sous les tirs coordonnés de l'artillerie française et de la SES du 80e BAF du lieutenant Bulle qui s'illustre alors par sa descente en rappel pour tirer avec son fusil-mitrailleur sur des fantassins italiens progressant vers sa position.

Le 23 et le 24 juin, ces 2 bataillons italiens vont subir des pertes importantes imputables aux tirs des artilleurs et fantassins français et aux gelures provoquées par les mauvaises conditions climatiques. Ils sont sauvés par le cessez le feu lié à l'armistice le 25 juin matin.