Armée des alpes Juin 1940
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Code lieu: 337

La prise de Bramans par la division italienne Cagliari

Du 22 au 24 juin, l’artillerie française positionnée à Saint-André et les canons de l’ouvrage Maginot du Sapey tirent sur Bramans et ses environs plus de 2 000 obus

Par GDI (2S) Bernard Ratel et Laurent Demouzon

Code lieu: 337
Accès à pied

Dans le Val d’Abim, le 21 juin 1940, les 63e et 64e Régiment d’Infanterie de la Division italienne Cagliari, soit 4000 hommes, franchissent la frontière et progressent sur Bramans. Ils sont retardés par deux sections d’éclaireurs-skieurs (SES) du 99erégiment d’infanterie alpine (RIA).

Les Italiens arrivent à la Tuile, le point clef de la défense du Val d’Ambin, qui est tenue par deux sections françaises du 281erégiment d’infanterie. Sous le nombre, ces hommes se replient sans ordre.

En fin de journée, les Italiens atteignent les positions françaises d’Extravache. Le combat s’engage. A 21 h, les défenseurs submergés décrochent pour éviter l’encerclement.Au Mont-Froid, la SES I/99e RIA tient les deux forts toute la journée avant de se replier.

Le 22 juin, en fin de matinée, les Italiens pénètrent dans Bramans. Ils progressent vers Modane par la forêt de Longecote mais ils sont arrêtés par le profond ravin du Nant défendu par des éléments du 71e bataillon alpin de forteresse appuyés par l’artillerie.

En effet, du 22 au 24 juin, l’artillerie française positionnée à Saint-André et les canons de l’ouvrage Maginot du Sapey tirent sur Bramans et ses environs plus de 2 000 obus. Cette intervention de l’artillerie enraye complètement la progression ennemie sur Modane.

Durant ces combats, les Français déplorent 51 prisonniers. Les Italiens ont 52 tués, qui seront enterrés dans un cimetière militaire créé derrière l’église de Bramans, et 117 blessés.

vers 10 heures, un Junker 88 de la Luftwaffe, probablement touché par les tirs de DCA ou en combat aérien s’écrase au lieu-dit « Le Planay » dans le V

Crash d’un avion allemand en Haute-Maurienne le 2 juin 1940

Vers 10 heures, un Junker 88 de la Luftwaffe, probablement touché par les tirs de DCA ou en combat aérien s’écrase au lieu-dit « Le Planay » dans le Val d’Ambin sur la commune de Bramans. Quatre corps carbonisés non identifiés seront inhumés au cimetière de Bramans. D’après les pertes allemandes de ce jour-là, il pourrait s’agir d’un appareil appartenant à laI/KG 51.

L’escadrille de cet avion revenait de frapper le port de Marseille ; du fait de cette attaque la ville a compté quinze morts et quarante-neuf blessés ; un navire anglais le Hordford et un navire français Chellah sont incendiés. Durant cette attaque, un appareil ennemi est touché et s’écrase dans la plaine de la Cau[1].Lors de son vol de retour, la formation est attaquée par la chasse française et la Défense aérienne. Le Junker survole Chambéry ; un tir de la DCA le touche. Une seconde fois, il est touché au-dessus de Modane par une mitrailleuse de 13,2 mm.

[1] Texte de Mr Antoine, présent dans le livre « Maurienne 1940 » de Mr Laurent Demouzon

Sincères remerciements à la municipalité de Bramans

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